SLOW Life, éloge de la lenteur ou comment j'ai RALENTI !

Mis à jour : 11 août 2020


Ces derniers mois, vous avez découvert, malgré vous, la SLOW LIFE.

"La life quoi ?"


"slow life", "slow living" ou l'art de ralentir pour mieux vivre.

C'est un concept qui remonte aux années 1980 avec le mouvement "slow food", né en Italie en réaction à l'émergence du mode de consommation de restauration rapide.

L'adjectif "slow", lent en anglais, n'était pas utilisé à la base au sens littéral.

Il est en fait l'acronyme de :

Sustainable, Local, Organic, Whole soit : durable, local, bio et complet.

Le mouvement slow food prône donc encore aujourd'hui les aliments cultivés de manière bénéfique pour la planète et bénéfique pour les gens qui les consomme.

Puis ces dernières années, le slow living est vraiment devenu une approche encore plus globale.


Il fait tout autant référence au fait de vivre un peu plus lentement par rapport au reste des gens mais implique aussi une véritable réflexion sur la façon de mener son existence.

Car dans un monde de plus en plus virtuel et consumériste, la slow life est un pas vers une existence plus sensée.


Et vous allez voir que slow ne signifie pas vide ou paresse !!!!



Crédits @lets.shine.together




On a longtemps dit que pour profiter de la vie à fond il fallait la vivre VITE !

"Vivre vite, mourir jeune et faire un beau cadavre" ou la vie selon James Dean...

Faire le plus de choses possibles, rapidement ! Goûter à tout ! Prendre des risques ! Rouler à 200 km/h! Vivre chaque jour comme si c'était le dernier !


Alors oui...

je comprends et conçois cette idée : je suis la première à dire qu'on ne sait pas combien de temps dure la vie, que si on a de la chance ce sera peut-être 90, 100 ans...

mais que tout peut s'arrêter demain et que c'est fort dommage de remettre à demain ce qu'on peut faire aujourd'hui.


Le point commun est profiter de la vie, Mais il y a vraiment une différence dans la façon de la vivre : entre vivre vite et doucement.

Doucement ne veut pas dire pas intensément, pas profondément... Au contraire !


Et en fait, je prône les deux, vivre doucement, prendre le temps, éprouver du plaisir, et vivre la vie comme on l'entend et profiter du moment présent, le seul qui existe, comme si demain n'existait pas.


Et bien le mouvement "slow living" encourage essentiellement à renoncer à ce besoin d'être toujours occupé, enchaînant sans fin les tâches et essayant de TOUT faire pour TOUT avoir, pour au contraire, faire les choses de manière plus intentionnelle, en donnant du sens, en prêtant attention à ce qui se passe dans l'instant, en accueillant la vie t'elle qu'elle est.



Nous attendons parfois beaucoup de choses de nous-mêmes et de la vie...

et nous nous sentons obligés d'être à la hauteur pour les autres et la société.

Le "slow living" nous invite à nous débarrasser de ces pressions : en portant attention à la manière dont on se compare aux autres, aux standards que nous nous imposons et/ou que la société nous impose, en faisant attention à nos propres limites (physiques, mentales, morales)...

Et puis un jour on finit pas se rendre compte que la vie devient un marathon et qu'on est à bout de souffle.



Pourquoi j'ai "décidé" d'arrêter de courir

Enfin... justement, après un run matinal de 7kms, je suis rentrée chez moi, à l'appartement dans lequel nous venions d'emménager un mois et demi auparavant.

J'avais tout fait : le déménagement, préparé tous les cartons des 100m2 de maison, tout emballé soigneusement, seule, pendant une semaine top chrono entre Noël et jour de l'An, mes seuls congés, (je n'ai juste que très peu porté car nous avions fait appel à de l'aide) et puis l'emménagement, j'ai tout déballé, seule (car mon ex belle mère n'était venue que pour aider son fils à déballer et organiser ses affaires personnelles et que lui avait jugé le branchement du son et de la console prioritaire pendant ses 3 jours de congés lors de l'installation) j'avais immédiatement repris le travail à la nouvelle année. Je souffrais, plus ou moins en silence car je souffrais tellement que je n'arrivais plus à ne rien dire ne pas le cacher, mais il fallait rester forte, toujours pour les autres, pour lui. Pas le droit de se plaindre, on reste toujours positif ! (ce n'était pas faute d'essayer les bouillottes, les crèmes chaudes, froides, les bains...) Mais il fallait aller vite, avoir un appart rangé, digne, puis vite reprendre le sport, vite prendre les marques dans une nouvelle ville, une nouvelle vie, vite, tout faire vite... Jusqu'à ce dernier carton (mais vraiment le dernier!) qui m'a dit STOP.


J'ai entendu ma colonne vertébrale craquer sur toute sa longueur, tel le bruit d'une fermeture éclair qu'on remonterait. Mes jambes ont cédé, je suis tombée, j'ai cru l'espace d'un instant que je ne remarcherais plus tellement je n'avais plus aucune sensation sous la ceinture.

J'ai crié si fort, la fenêtre ouverte, qu'on aurait pu m'entendre à l'autre bout du village.

A plat ventre, je me suis glissée à la force des bras jusqu'à mon téléphone pour l'appeler, il était au golf. Nous avons appelé les pompiers qui sont arrivés très rapidement et qui m'ont conduite jusqu'à l'hôpital ce dimanche 11 février.

Verdict : rien de très très grave, un hyper lumbago ou lumbago aigu. Une injection et quelques heures plus tard je bougeais.

S'en est suivi (j'ai un doute avec c'en...) un mois d'immobilisation, alitée, arrêt de travail...

Mais début Mars tout a recommencé comme si de rien n'était, aussi vite. Autant chez moi qu'au travail... reprise du métro boulot dodo (même si c'était plus bouchons, boulot, boniche).

Et même, beaucoup se sont demandés si je n'en faisais pas un peu TROP... (incroyable)

Bref, mon dos a lâché, j'en avais LITTERALEMENT PLEIN le DOS !

Les maux, les mots... c'est toujours assez parlant et significatif !




J'ai fait des choix

Mon déclic et/ou besoin de lever le pied et donner du sens à ma vie a/ont commencé à ce moment. (C'est un des déclics de ma transformation personnelle, pas le premier, probablement pas le dernier non plus.)

J'ai quitté mon job avec plus ou moins d'argent et de plans pour la suite.

Lui m'a quittée. C'était un mix entre faire des choix et subir les choix des autres et/ou accepter ce que la vie avait décidé pour moi. Alors j'ai entrepris, entrepris ma vie plus que ma carrière, entrepris la guérison de mon âme. J'ai fait des choix:






Mais attention ce n'est pas sans conséquence

Chaque choix a des conséquences, parfois positives, parfois négatives, plus ou moins et c'est à l'appréciation de chacun.

Ce qui peut plaire à l'un peut ne pas convenir à l'autre.


Alors j'ai gommé beaucoup de désagréments oui, mais au prix de :

  • parfois de longues périodes de travail sans repos

  • toujours des obligations bien sûr

  • me responsabiliser

  • être autonome

  • de pas toujours trop m'écouter

  • respecter mes engagements

  • gagner moins d'argent

  • avoir plus de responsabilités

  • faire plus d'administratif

  • avoir moins d'avantages sociaux, ou plus chers

  • payer beaucoup de choses moi-même

  • oublier les tickets restos, la mutuelle du boulot, les indemnités kilométriques...

  • c'est mon papier toilette perso du coup...

  • la solitude

  • moins de lien social, moins de rencontres

  • être polyvalente

  • moins d'argent tout court


Mais pour avoir l'impression de vivre ma vie comme je l'entends, d'en savourer chaque expérience, de prendre mes décisions, d'en accepter les échecs, de faire des sacrifices mais trouver le bonheur dans des choses plus simples.


Moins de pression, moins de timing, moins de perte, moins de fatigue...

Plus de joie, plus d'épanouissement, plus de moments, plus de choix, plus de vie !


Je me sens alignée avec moi-même, avec mes choix.

C'était une des étapes indispensables pour me respecter, respecter mon corps, mon âme, me reconnecter à moi-même, aux bonnes personnes, aux choses simples, me sentir en paix et en harmonie, pour un bien-être esprit, corps et âme.


La slow life nous invite donc à nous reconnecter avec nous-même et à ralentir quand on a du mal à dire non ou à admettre qu'on a besoin d'aide, qu'on se sent déconnecté de sa vie où on nous impose un rythme fou sans qu'on n'ait grande chose à dire.


Mais on peut ! Oui on peut descendre du manège infernal de cette vie pour réfléchir à une autre manière de vivre. Ce n'est pas parce que ce rythme, cette manière de vivre, la plus répandue, qui en fait la plus normale, est forcément la bonne et l'unique !

Il existe d'autres voies !

Demandez-vous si votre emploi du temps actuel vous offre la qualité de vie que vous espérez.

Peut-être que tout vous convient parfaitement et tant mieux !

Peut-être que ces deux mois passés ont mis le doigt sur des points sensibles qui mériteraient des changements... Vous avez peut-être besoin de vous reconnecter à vos proches, à vous-même, de vivre plus lentement.



(8000 caractères je m'arrête là )

Mes petits conseils pour vivre plus lentement à venir dans un prochain article ;)

Edit : les voici !

https://www.sandrasansfiltre.com/post/mes-10-conseils-pour-vivre-plus-lentement



Sandra <3

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